Persbericht

Drogues : les salles de [consommation à moindre risque] françaises démontrent leur efficacité (RTBF / Belga)

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Implantées en 2016 à titre expérimental après de vifs débats, ces deux “salles de [consommation à moindre risque]” permettent à des centaines d’usagers de drogues de s’injecter de l’héroïne et d’autres opiacés avec du matériel stérile, et dans une moindre mesure depuis fin 2019 de fumer du crack dans un environnement sécurisé. Cinq ans après leur création, les salles de consommation à moindre risque de Paris et Strasbourg démontrent leur efficacité, selon une étude publiée par l’Inserm.

Lire l’article / source : Drogues : les salles de shoot françaises démontrent leur efficacité (RTBF / Belga)

Accès à l’étude de l’INSERM : L’évaluation scientifique confirme l’intérêt des salles de consommation à moindre risque (SCMR)

Communiqué du Gouvernement français (Mildeca)

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Alcool: le confinement a fait des ravages (Le Soir)

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Débordés de consultations, les experts de l’addiction à la boisson tirent la sonnette d’alarme : durant la pandémie, une partie de la population a perdu le contrôle de sa consommation. Un plan national alcool s’impose. (meer…)

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SUISSE – Légalisation du cannabis: première étape franchie au Parlement

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La commission de la santé du Conseil national [hélvétique] se prononce en faveur d’une initiative qui demande la régularisation du marché du cannabis. Mais ce n’est pas pour tout de suite.

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«Le Conseil fédéral indique lui-même que l’actuelle interdiction du cannabis agit de manière insuffisante. La consommation ne diminue pas, le marché noir se développe, et il n’y a aucun contrôle de la qualité, ni a fortiori de protection des consommateurs», explique le Bernois dans son texte. «En régulant de manière détaillée le marché et en le contrôlant, au lieu d’interdire le cannabis, on crée des prescriptions cohérentes et plus conformes à la réalité sociétale», estime la majorité de la commission, qui se joint à son avis.

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Lire la suite / source : Légalisation du cannabis: première étape franchie au Parlement (20 minutes, 1/5/2021)

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Le Sénat va décortiquer la loi centenaire sur les drogues (Le Soir)

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Le Sénat va passer au cours des prochains mois la loi belge sur les drogues à la moulinette. La chambre haute a adopté ce vendredi une demande d’établissement d’un rapport d’information sur la loi de 1921. Une loi brocardée par de nombreuses associations de terrain.

La demande d’un rapport sur le sujet était portée par les socialistes (PS et Vooruit), les écologistes d’Ecolo-Groen et le MR. Le texte a été adopté par 35 voix contre 16. L’Open VLD et le PTB ont aussi voté pour ; la N-VA, le Vlaams Belang et le CD&V ont voté contre ; le CDH s’est abstenu.

Le Sénat va donc prochainement entamer un vaste chantier de réflexion et de débat, avec l’audition d’experts, sur la loi qui a eu 100 ans le 24 février dernier. Signataire du texte, le sénateur Julien Uyttendaele s’en félicite : « Ce vote est une énorme victoire pour toutes ces associations qui tentent de sensibiliser le monde politique depuis bien des années. » Les collectifs #STOP1921 et SMART on Drugs ont effectivement initié une campagne pour réformer la loi à l’occasion de son anniversaire.

Le Sénat a acté vendredi la décision de dresser un rapport d’information sur la loi drogues de 1921. En matière de législation sur les stupéfiants, « le statu quo n’est plus tenable », plaide Julien Uyttendaele (PS).

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Lire la suite / source :  Le Sénat va décortiquer la loi centenaire sur les drogues (Le Soir, 23/04/2021)

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Le retour en grâce des psychédéliques pour soigner les troubles mentaux (Le Vif)

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De nouvelles recherches montrent que les substances psychédéliques sont efficaces pour lutter contre les troubles mentaux. La Psychedelic Society Belgium, fraîchement créée, plaide pour que l’utilisation de ces substances soit retirée du Code pénal belge afin de les exploiter en accompagnement thérapeutique. Rencontre avec ses membres fondateurs.

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Créée à l’automne 2020, la Psychedelic Society Belgium regroupe une vingtaine de spécialistes, principalement dans le domaine de la santé (psychologues, psychiatres, thérapeutes, médecins…), mais aussi des juristes, des consultants en finances, des citoyens engagés … Ils ont comme volonté d’améliorer la compréhension des psychédéliques auprès du grand public ainsi que de soutenir la recherche à visée thérapeutique. Dans ce contexte, l’association entend faire sortir du Code pénal belge les substances psychédéliques prometteuses pour soigner les troubles mentaux.

Son président lance un pavé dans la marre: “Imaginez que nous découvrions aujourd’hui des médicaments capables de guérir des dépressions, des troubles de l’anxiété et des dépendances dans un laps de temps relativement court, et que ces médicaments s’avèrent sûrs sans effets secondaires indésirables notables. Imaginez que ces drogues existent depuis des années, parfois depuis des milliers d’années, mais qu’elles soient maintenant classées à tort comme des drogues dures illégales et ne puissent pas être utilisées en thérapie. Que dirions-nous aux nombreuses personnes qui en ont besoin ?”.

A l’heure actuelle, toutes ces substances sont en effet interdites à la consommation. Le cadre juridique et social, ancré dans la loi belge sur les drogues (elle vient d’avoir 100 ans), empêche l’utilisation de psychédéliques dans un contexte thérapeutique. L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques suscite aussi un débat très tranché dans notre Royaume.

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Lire l’article / source : Le retour en grâce des psychédéliques pour soigner les troubles mentaux (Le Vif, 10/04/2021)

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En Suisse, les essais pilotes sur la remise contrôlée de cannabis pourront débuter dès le mois de mai

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Berne, 31.03.2021 – Le Conseil fédéral Suisse a adopté, lors de sa séance du 31 mars 2021, l’ordonnance portant sur les essais pilotes de remise contrôlée de cannabis à des fins non médicales. Le texte précise les conditions strictes dans lesquelles les études pourront être menées. L’objectif de ces essais est de fournir une base scientifique solide aux futures décisions sur la réglementation du cannabis.

Lire la suite / source : En Suisse, les essais pilotes sur la remise contrôlée de cannabis pourront débuter dès le mois de mai (Conseil fédéral de la CH / Office fédéral de la santé publique )

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Cannabis users to be allowed to grow their own plants under proposed reform (Times of Malta, 30/03/2021)

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Le gouvernement maltais propose de réguler le cannabis. Les utilisateurs de cannabis seront autorisés à cultiver leurs propres plantes chez eux et à transporter légalement jusqu’à 7 grammes pour leur usage personnel.

Lire la suite / source : Cannabis users to be allowed to grow their own plants under proposed reform (Times of Malta, 30/03/2021)

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La Norvège engage une vaste réforme de dépénalisation des drogues (Le Monde)

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La Norvège pourrait bientôt disposer d’une des législations sur les stupéfiants les plus libérales d’Europe, et même du monde. Si le projet de loi, élaboré par le gouvernement de centre droit et examiné par les députés depuis le 16 mars, est adopté, l’achat, la possession et l’usage d’une dizaine de drogues – dont le cannabis, la cocaïne et l’héroïne – seront dépénalisés. En petite quantité, certes. Mais suffisamment pour que la réforme, présentée comme « la plus radicale socialement depuis des décennies », suscite un débat de société.

Intitulé « De la punition à l’aide », le projet de loi plaide en faveur d’un changement de paradigme : privilégier le dialogue à la sanction, en espérant que la personne en face finisse par saisir la main tendue. Amendes et condamnations seront remplacées par une convocation obligatoire chez un conseiller spécialiste des addictions, sans que cela donne lieu à une inscription au casier judiciaire.

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Lire l’article : La Norvège engage une vaste réforme de dépénalisation des drogues (Le Monde, 18/03/2021)

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Coronavirus – La consommation de drogues a progressé durant le premier confinement (RTBF/Belga)

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La consommation de drogues a progressé durant le premier confinement, selon Sciensano dans une étude sur l’usage et l’offre des drogues durant la pandémie. La limitation des déplacements ou l’arrêt de la vie nocturne ont profondément modifié la vie quotidienne des Belges, donnant parfois lieu à l’exacerbation de sentiments tels que le stress, la solitude ou l’ennui. Ces changements radicaux ont été vécus par tous mais parfois de manière plus intense par les personnes qui consomment des drogues, constate Sciensano.

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Une différence existe entre les usagers fréquents et non-fréquents. Ces derniers ont globalement diminué leur consommation pendant le premier confinement alors que les usagers fréquents ont augmenté les quantités consommées“, analyse Jérôme Antoine, scientifique chez Sciensano. “Cependant, quelques mois plus tard, la fréquence d’utilisation est la même qu’avant la pandémie.”

Lire l’article / source : Coronavirus – La consommation de drogues a progressé durant le premier confinement (RTBF/Belga, 17/03/2021)

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Méga perquisition antidrogue en Belgique : “J’ai vu un monde où la morale a totalement disparu” (RTBF)

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CQFD recevait Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral. Avec lui, les dessous de cette enquête longue de deux ans (…)

Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries” entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? “Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu.” (…)

2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne. (…)

Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires.” (…)

Ecouter l’émission / lire l’article / source :  Méga perquisition antidrogue en Belgique : “J’ai vu un monde où la morale a totalement disparu” (CQFD, RTBF, 10/03/2021)

Sur le même sujet:

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Jean-Marie Dermagne : «Il faut vider les prisons»

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Carte-blanche de Jean-Marie Dermagne, avocat, ancien bâtonnier – Porte-parole du Syndicat des avocats pour la démocratie (SAD), parue dans Le Vif (10/03/2021)

“On ne peut juger du degré de civilisation d’une nation qu’en visitant ses prisons”, a écrit Dostoïevski. De ce que rapporte tout qui visite les nôtres, les générations futures ne pourront juger notre société qu’avec dégoût et mépris ! On a déjà tout déploré, tout dénoncé, tout hurlé, sur nos prisons : insalubrité repoussante, surpopulation endémique, fabrique de récidivistes, dignité humaine bafouée, etc. Tout cela dans une indifférence abyssale … Résolu à ne jamais me taire, ni baisser les bras, je voudrais ajouter à ce bien piteux tableau une donnée factuelle consternante : contrairement à ce que croit l'”honnête citoyen”, pour qui les détenus méritent bien leur sort, la population carcérale n’est pas faite de voyous avec du sang sur les mains et des morts sur la conscience, mais bien, pour l’essentiel, de pauvres, d’exclus, de paumés… Certes, y séjournent, de temps en temps, l’un ou l’autre ‘criminel en col blanc’ mais ça dure peu. Les gens qui y croupissent ou qu’on y renvoie à répétition sont des accidentés de la vie, des laissés pour compte, auxquels s’agglomèrent, certes quelques caïds, mais surtout une grosse proportion de petits revendeurs de cannabis et d’autres substances qualifiées d’illicites, outre des toxicomanes qui ont perdu pied.

Des pauvres, les prisons en regorgent. On y trouve pêle-mêle des malheureux qui volent pour s’alimenter, des sans-papiers et des sans-abris qui grivèlent ou volent tantôt pour survivre, tantôt pour se venger d’une société qui les a rejetés, des conducteurs de véhicules d’occasion qui roulent sans assurance, faute d’avoir pu payer les primes, et même des innocents qui, illettrés parfois, ou sans repère, se sont laissés accuser sans réagir puis condamnés par défaut parce qu’ils sont culturellement éloignés de toutes les institutions, la justice y compris. Dans l’autre gros contingent des détenus, celui des revendeurs de drogues, il y a les filles et les fils de n’importe qui n’ont pu passer à travers les mailles du filet quand, pour sacrifier aux rites de l’adolescence ou pour vivre la vie avec plus de nonchalance, ils ont fait de la revente (de la “dépanne”, comme ils disent) pour couvrir leurs frais. Complètent “l’affiche” des toxicomanes, hors contrôle sous le joug de leurs dépendances.

Les pays qui ont éradiqué la grande misère, notamment par une protection sociale large et solide, et ceux qui ont légalisé les drogues en substituant à la prison un traitement socio-médical, ont vu leurs prisons littéralement se vider.

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Lire la suite : Jean-Marie Dermagne : «Il faut vider les prisons» (Carte-blanche) , Le Vif (10/03/2021)

 

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La loi drogues a 100 ans : un anniversaire à ne pas célébrer ? (RTBF)

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La loi belge qui régit la détention et le trafic de stupéfiants a été rédigée le 24 février 1921. Une soixantaine d’associations issues de la société civile profitent de ce centenaire symbolique pour faire entendre leur voix via la campagne “Unhappy Birthday”. Ils jugent la loi répressive de 1921 contre-productive et demandent sa réévaluation au regard de la société contemporaine et des connaissances scientifiques actuelles.

Infor Drogues, Bruxelles Laïque, Médecins du monde, … Ils sont une soixantaine d’associations à remettre en question l’efficacité de la politique menée en matière de drogues depuis un siècle. Une politique basée sur la prohibition des stupéfiants, de la consommation au trafic.

Pour Bruno Valkeneers, de l’asbl Transit et porte-parole de la campagne, “il n’est pas question de ne plus lutter contre le trafic de stupéfiant. Mais il faut envisager une vraie politique de santé publique pour les usagers de drogues avec l’arrêt de la criminalisation de ceux-ci. Quelqu’un de dépendant ne consomme plus pour le plaisir mais parce que son corps en a besoin. Dans la communauté scientifique internationale, tout le monde est d’accord pour dire que le consommateur problématique est une personne malade. Qu’il convient de le soigner, non de le punir. C’est la seule maladie dont les symptômes font l’objet de poursuites pénales aujourd’hui”.

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Lire l’article / source : La loi drogues a 100 ans : un anniversaire à ne pas célébrer ? (RTBF, 24/02/2021)

Site web de la campagne : unhappybirthday.be

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