La loi drogues a 100 ans : un anniversaire à ne pas célébrer ? (RTBF)

24 février 2021 AJ 0

La loi belge qui régit la détention et le trafic de stupéfiants a été rédigée le 24 février 1921. Une soixantaine d’associations issues de la société civile profitent de ce centenaire symbolique pour faire entendre leur voix via la campagne « Unhappy Birthday ». Ils jugent la loi répressive de 1921 contre-productive et demandent sa réévaluation au regard de la société contemporaine et des connaissances scientifiques actuelles.

Infor Drogues, Bruxelles Laïque, Médecins du monde, … Ils sont une soixantaine d’associations à remettre en question l’efficacité de la politique menée en matière de drogues depuis un siècle. Une politique basée sur la prohibition des stupéfiants, de la consommation au trafic.

Pour Bruno Valkeneers, de l’asbl Transit et porte-parole de la campagne, « il n’est pas question de ne plus lutter contre le trafic de stupéfiant. Mais il faut envisager une vraie politique de santé publique pour les usagers de drogues avec l’arrêt de la criminalisation de ceux-ci. Quelqu’un de dépendant ne consomme plus pour le plaisir mais parce que son corps en a besoin. Dans la communauté scientifique internationale, tout le monde est d’accord pour dire que le consommateur problématique est une personne malade. Qu’il convient de le soigner, non de le punir. C’est la seule maladie dont les symptômes font l’objet de poursuites pénales aujourd’hui ».

Lancement de la campagne « Unhappy birthday » pour les 100 ans de la loi sur les drogues

24 février 2021 AJ 0

A l’occasion des 100 ans de la loi belge en matière de drogue ce mercredi, les collectifs #STOP1921 et SMART on Drugs lancent la campagne « Unhappy Birthday! «  pour demander un examen de cette loi « en décalage avec la société contemporaine« .

Ces collectifs demandent l’examen de la portée et de l’efficacité de la loi de 1921, « ce qui n’a plus été fait depuis 1998, date à laquelle un groupe de travail parlementaire a été créé« , rappellent-ils. « Ce travail (…) est inéluctable tant cette loi est en décalage avec la société contemporaine.« 

Plusieurs arguments en faveur d’une évolution de la loi sont mis en avant. En effet, pour les mouvements citoyens, la criminalisation et la répression de l’usage de […]