Revue de presse

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Le parlement européen dit oui au cannabis médical

Le Parlement Européen a approuvé ce 13 février 2019, en première lecture, une proposition de résolution visant à harmoniser et améliorer l’accès au cannabis médical au sein de l’Union Européenne.

En Belgique, bien que le cannabis médical soit légal, son accès demeure extrêmement restreint que ce soit au niveau de sa forme, de son coût (non remboursé) ou des pathologies pour lesquelles il peut être prescrit.

Au demeurant, de nombreuses personnes qui en ont un usage médical, s’approvisionnent auprès du marché noir, à l’étranger, ou produisent leur propre cannabis de manière illégale.

Dès lors, cette proposition de résolution ne peut être reçue que comme une étape importante et positive, pour améliorer l’accès au cannabis médical. (suite…)

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Pourquoi l’installation de « salles de shoot » demeure problématique (La Libre)

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, présentera ce lundi [11 février 2019] au bureau du PS, un premier bilan de la salle de consommation à moindre risque (SCMR) pour toxicomanes. Après cinq mois, l’expérience est concluante: 300 usagers de drogue sont inscrits et la « salle de shoot » n’a rencontré aucun problème majeur. Elle enregistre 40 passages par jour ­­- soit autant de consommations (injections ou inhalations) qui ne se font plus dans la rue.

On sait que Bruxelles et Charleroi, et peut-être Namur, voudraient aussi se lancer. Sur base des études disponibles, l’efficacité d’un tel dispositif pour les usagers de drogues illégales est établie : la qualité de vie et de santé des toxicomanes s’améliore et leurs comportements à risques diminuent. Là où il existe des “salles de shoot” (88, dans 9 pays d’Europe), il y a une diminution de nuisances sociales: moins de “scènes de rue”, moins de seringues et autres déchets de consommation abandonnés dans les lieux publics….

Un “arrangement” local

Reste la législation fédérale qui ne permet pas, en l’état, la mise en place d’une salle de consommation à moindre risque. En vertu de l’article 3 de la loi du 24 février 1921 sur les stupéfiants, la mise à disposition d’un local qui “facilite à autrui l’usage” ou incite la consommation de drogues illégales est passible de poursuites pénales. Le gouvernement Michel (MR, N-VA, Open VLD et CD&V) avait d’emblée fait comprendre qu’il n’initierait pas ni ne soutiendrait une modification de la loi en la matière.

A Liège, on a pourtant pris les devants. En septembre 2018, la ville s’est lancée en prenant le risque d’ouvrir une salle de consommation en l’absence de cadre légal. Un risque mesuré : avant d’ouvrir sa salle de shoot, Liège s’est assurée de l’accord du parquet local et de la police. Un “arrangement” tacitement validé par le collège des procureurs généraux (PG) qui s’est penché sur la question. Son avis sur les salles de consommation à moindre risque a été transmis au ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V).

Que dit-il ? Sur le plan légal, c’est très clair: une modification de la loi de 1921 s’impose pour encadrer l’ouverture de salles de shoot, dit le collège des PG. Même si on ne peut pas totalement écarter l’hypothèse qu’une jurisprudence apparaisse admettant que le fait de “faciliter l’usage” ne viserait pas la réduction des risques sanitaires.

Pas à l’abri de poursuites

Liège n’est donc actuellement pas à l’abri de poursuites pénales. Quelle que soit la politique du parquet local, n’importe qui peut enclencher la mécanique judiciaire en déposant plainte avec constitution de partie civile ou en citant directement un travailleur de la salle de consommation.

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L’Etat se lancera-t-il bientôt dans la culture de cannabis? (Le Soir Plus)

Comment faire face à l’invasion de CBD, le cannabis légal ? Comment continuer à le séparer de l’ivraie, le cannabis clandestin contenant du THC, mais en récoltant le bon grain de la production, de la distribution et de la taxation d’un produit de plus en plus courant ? La solution viendra sans doute de la création d’une agence officielle du cannabis pouvant être présente à toutes les étapes de la production et de la distribution de « l’herbe qui fait rire ». C’est dans ce sens qu’a été déposée jeudi une proposition de loi par des parlementaires MR, Open VLD et CD&V. Qui vont tenter de raccrocher une majorité alternative pour que le texte soit adopté avant la fin de la session parlementaire, tant la N-VA a assis son clinquant électoral sur un crédo anti-drogues, notamment par la tolérance zéro imposée aux rues d’Anvers, la « ville de ». Crédo fallacieux, car le même parti n’a absolument rien fait pour faire naître un plan alcool et on chercherait en vain quelque action contre les assuétudes (médicaments, tabac) dans ses archives. (suite…)

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Drogues à Bruxelles : le nombre d’infractions a doublé en dix ans (RTBF)

C’est le constat principal et pour le moins interpellant que tire la nouvelle administration Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS), dans son tout premier Cahier qu’elle consacre à la consommation de drogues à Bruxelles.

Sur la même période de dix ans, le nombre d’infractions liées à la drogue est stable en Wallonie et en Flandre. Pourquoi ces tendances si différentes? Comment expliquer cette explosion de la criminalité spécifique à Bruxelles? Certainement pas par la consommation des Bruxellois, qui est stable.

« 80% de ces infractions sont liées à la détention ou à l’usage de drogues. C’est complètement paradoxal par rapport à la politique belge, explique le directeur de la Fédération bruxelloise francophone des institutions pour toxicomanes. La politique belge prévoit une certaine tolérance au niveau du cannabis et indique que la trajectoire judiciaire doit être l’ultime recours. Au niveau officiel, au niveau des autorités, il y a donc une volonté d’humaniser les politiques drogues. Mais au niveau des pratiques, cela ne suit pas encore pour le moment », regrette Sébastien Alexandre qui conclut en affirmant que « l’interdit en matière de drogues ne fonctionne pas et peut même empirer des situations en amenant des personnes à avoir des parcours judiciaires plutôt que sanitaires. »

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Interview en radio : Bruxelles Matin (à partir de 30:30) (Vivacité 14/01/2019) et dans le Journal de 9h (à partir de 3:27) (Vivacité 14/01/2019)

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Le protoxyde d’azote, un gaz hilarant qui ne fait pas du tout rire les médecins (Réalités Biomédicales)

Le protoxyde d’azote (N2O), communément appelé « gaz hilarant » ou « proto », est un agent anesthésique volatil utilisé par voie inhalée depuis 170 ans par les médecins. Son utilisation, dans le cadre d’un usage récréatif, peut être responsable d’accidents inattendus.

Ces derniers mois, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Corée, des équipes médicales ont rapporté la survenue d’une atteinte de la moelle épinière dans le but d’attirer l’attention sur une complication peu connue du protoxyde d’azote détourné de son usage initial pour ses propriétés euphorisantes.

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Bruxelles-Ville: la majorité s’engage à développer une salle de consommation de drogues à moindre risque

Dans son programme de politique générale, la majorité politique en charge de la Ville de Bruxelles de 2018 à 2024 s’engage à développer une salle de consommation de drogues à moindre risque (scmr), des bornes d’accès au matériel stérile d’injections, des actions en milieu festif, davantage de travail en bas seuil.

(suite…)

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Après le cannabis, les Pays-Bas veulent légaliser l’ecstasy: et si on osait le débat? (7 sur 7)

De plus en plus de politiciens néerlandais souhaitent légaliser d’autres drogues que le cannabis, comme par exemple l’ecstasy. Juste de l’autre côté de la frontière, quelques spécialistes belges s’inquiètent d’assister à une augmentation des décès dûs à la drogue. Mais pas tous, loin de là. « Si le gouvernement a plus de contrôle, vous voyez qui consomme et vous vous assurez qu’il n’y a rien de toxique dans les substances vendues », argumentent discrètement beaucoup d’autres voix. Et si on osait revoir notre copie?

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Cannabis thérapeutique en France : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie les premières conclusions du CSST

Le 10 septembre 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a créé, pour un an, un Comité Scientifique Spécialisé Temporaire (CSST) sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France. Ce comité s’est déjà réuni à 3 reprises afin d’évaluer l’intérêt thérapeutique du cannabis dans le traitement de certaines pathologies ou certains symptômes de pathologies, d’analyser les expériences d’autres pays l’ayant déjà mis en place et de faire un état des lieux de la réglementation nationale et internationale sur le sujet. Le comité a auditionné les parties prenantes pour recueillir notamment les témoignages et points de vue des représentants de professionnels de santé et des patients sur l’utilisation du cannabis à visée thérapeutique. La retransmission de ces auditions est disponible sur la chaine Youtube de l’ANSM.

Les premières conclusions des experts du comité, basées sur l’ensemble de ces éléments, sont publiées aujourd’hui. L’agence en prend connaissance et décidera dans les prochains jours des suites à donner à ces travaux, notamment sur les modalités éventuelles de la mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique en France.

Synthèse des avis du CSST

Le Comité estime, qu’il est pertinent d’autoriser l’usage du cannabis[1] à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles). Cet usage peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques.

Les situations thérapeutiques retenues par les experts pour l’usage de cannabis à des fins médicales sont les suivantes :

  • dans les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles ;
  • dans certaines formes d’épilepsie sévères et pharmacorésistantes ;
  • dans le cadre des soins de support en oncologie ;
  • dans les situations palliatives ;
  • dans la spasticité douloureuse de la sclérose en plaques.

Le Comité souhaite qu’un suivi des patients traités soit mis en place sous forme d’un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque, qu’une évaluation des effets indésirables soit régulièrement faite par les réseaux de pharmacovigilance et d’addictovigilance, et que la recherche soit favorisée.

Le Comité souhaite pour que l’ensemble de ces propositions soit appliqué, qu’une évolution de la législation soit mise en œuvre.

Par ailleurs, considérant les risques pour la santé, le comité exclut la voie d’administration fumée pour le cannabis à visée thérapeutique. Il rendra le cas échéant un avis détaillé sur les différentes voies d’administration possibles.

[1] S’entend de la plante de cannabis à l’exclusion des spécialités pharmaceutiques disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU)

Source : Cannabis thérapeutique en France : l’ANSM publie les premières conclusions du CSST – Point d’Information

Sur le même sujet : Cannabis : un comité d’experts français donne son feu vert pour l’usage thérapeutique (Le Monde)

 

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Cannabis, à quand une législation moins floue? (Libres, ensemble)

Du cannabis est en vente libre depuis quelques mois en Belgique. Ou plutôt du CBD, pour cannabidiol. Du cannabis très pauvre en THC, la substance psycho-active de la marijuana. Ce reportage tente d’éclaircir le flou juridique qui règne chez nous en matière de cannabis, dans le cadre de la campagne « Cannabis, réglementons » du Centre d’Action Laïque.

Source : Cannabis, à quand une législation moins floue? (Libres, ensemble)

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Premier bilan positif pour la Salle de Consommation à Moindre Risque pour toxicomanes (Today in Liège)

Ouverte le 5 septembre dernier, la Salle de consommation à moindre risque de la Ville de Liège “Såf ’ ti” est située rue Florimont, 22, à côté du Commissariat “Wallonie-Liège centre”.

Là est assurée la prise en charge de drogue sous la surveillance de professionnels de la santé afin de diminuer les nuisances sur l’espace public. L’objectif de la Ville est que les toxicomanes qui consomment régulièrement sur l’espace public viennent quotidiennement dans cette structure et entrent ainsi en contact avec du personnel spécialisé. Cette accroche sociale journalière permet de les aider à améliorer leur condition physique et d’envisager des traitements de soins. Chaque toxicomane qui vient à la salle amène son produit et peut le consommer dans des locaux adaptés en fonction de son mode de consommation (local pour les injections, cabines pour les fumeurs…).

Après près de 3 mois, la ville estime le bilan positif. “Quelques 300 personnes ont été répertoriées comme usagers fortement désinsérés et consommant régulièrement sur l’espace public. Le projet liégeois a dès lors été envisagé sur cette base. A la date du 5 décembre, on peut considérer que le public cible est en voie d’être atteint puisque près de 72% de ces usagers (216) sont actuellement inscrits à la Salle. Le public est à 90% masculin, pour la majorité vivant en rue. La moyenne d’âge se situe entre 26 et 45 ans. Ces usagers consomment principalement de l’Héroïne, de la Cocaïne et du Speed Ball (mélange Cocaïne / Héroïne). Il y a à Liège un nombre important d’associations d’aide et de prise en charge. Un travail de réseau et de partenariat se construit avec ces différents opérateurs pour arriver à une prise en charge la plus complète possible de ces usagers. Le passage à la SCMR (Salle de Consommation à Moindre Risque) est également l’occasion de proposer aux usagers des consultations médicales, des petits soins ou des conseils d’éducation à la santé.”

Depuis le 5 septembre, il y a eu 2.900 passages dans la salle.

Source : Premier bilan positif pour la Salle de Consommation à Moindre Risque pour toxicomanes (Today in Liège)

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Bruxelles ouvrira d’ici 2023 un centre intégré de traitement de la toxicomanie (Le Vif / Belga)

Le gouvernement bruxellois a inscrit dans son projet de budget pour l’an prochain, un montant de 5 millions d’euros destiné à la création d’un centre intégré de traitement des dépendances.

Celui-ci devrait ouvrir ses portes dans la zone du Port de Bruxelles d’ici 2023, a indiqué le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, au cours d’un entretien avec l’agence Belga. Pour celui-ci, la question des drogues doit être examinée sous l’angle de la santé publique et non uniquement d’un point de vue répressif.

Concrètement, le projet prévoit la création d’une structure d’accès gratuite et anonyme qui proposera différents services assurés par une équipe multidisciplinaire. Ainsi, un accueil de jour permettra au personnes présentes de se laver, de nettoyer leurs vêtements, de disposer d’un repas chaud, de se reposer, de bénéficier d’une consultation médicale.

Un accueil dit « d’urgence » d’une durée maximale de 12 jours permettra aux personnes d’être suivies, de se stabiliser dans leur consommation, d’être orientées vers des services hospitaliers, de réaliser des démarches administratives avec l’aide du personnel du centre pour éventuellement faire des démarches de réinscription.

Sont également au programme, du logement avec un programme spécifique d’une durée de six mois maximum et un comptoir d’échange destiné à la réduction des risques. Les usagers de drogues pourront y remettre leurs seringues ou autre matériel de consommation et recevoir, en retour, du matériel stérile gratuitement, ce qui permettra de limiter la transmission de bactéries et de maladies.

Le ministre-président bruxellois fonde le projet, notamment sur l’expérience du Portugal, où la consommation de drogues, décriminalisée depuis l’an 2000, a depuis lors diminué au grand étonnement de certains, et où le nombre de réseaux criminels s’est réduit. M. Vervoort s’est d’ailleurs rendu à Lisbonne pour examiner la situation sur place.

Le centre devrait devrait ouvrir ses portes en 2023. Le cahier des charges en vue de sa construction devrait être élaboré l’an prochain, et l’architecte désigné en 2020, avant l’attribution du marché. La Ville de Bruxelles, la zone de police de Bruxelles et le parquet sont associés au projet.

Il sera fait appel à du personnel de l’ASBL Transit, laquelle gère un centre de crise pour les toxicomanes, ainsi qu’à du personnel supplémentaire, en fonction des besoins. Selon Rudi Vervoort, à travers l’ASBL Transit, des partenariats se construisent également avec des hôpitaux, notamment l’hôpital Saint-Pierre afin d’inscrire le public du futur centre dans une véritable trajectoire de soins.

Source : Bruxelles ouvrira d’ici 2023 un centre intégré de traitement de la toxicomanie (Le Vif  / Belga)

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3.500m2 pour aider les toxicomanes près de la gare du Nord (Le Soir)

Un « centre intégré à bas seuil » offrira d’ici 2023 toute une gamme de services pour les usagers de drogues. Les plans du projet prévoient la prescription de diacétylmorphine, une héroïne médicalisée. (suite…)

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