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Judiciaire : spécialiser les juges pour faire face aux défis de la toxicomanie (RTBF)

L’idée de spécialiser des magistrats en matière de toxicomanie fait son chemin : Gand, Charleroi, bientôt Namur, les chefs de corps sont réceptifs au projet de réforme soutenu par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

En toile de fond de cette problématique un double constat à savoir la place que prend ce type de dossiers dans l’activité du tribunal et la relative inefficacité des réponses pénales apportées à cette délinquance particulière, fréquemment la cause d’une série de faits criminels en cascade.

Trop souvent, les juges du siège voient défiler les mêmes prévenus sans pouvoir disposer de réponses adaptées à leur situation, la récidive étant perçue comme une fatalité alors qu’elle ne l’est pas. Les chiffres de Charleroi en étant une première démonstration.

A Charleroi, la création d’une chambre spécialisée de traitement de la toxicomanie date de janvier 2020. Selon les chiffres communiqués, le taux de récidive aurait chuté de 30% depuis la mise en place de cette chambre spécialisée. Mais il faut rester prudent car cette expérience de Charleroi est récente et le contexte de la crise sanitaire a pu biaiser ces premiers chiffres.

A Gand l’expérience a débuté comme un projet pilote il y a 13 ans. Deux magistrats gantois, Jorn Dangreau et Annemie Serlippens, ont effectué un voyage d’étude aux États-Unis en 2007 pour y étudier le fonctionnement des « Drug Treatment Courts« .

Dans le projet gantois, le juge et le ministère public sont tous deux spécialisés dans la législation en matière de drogue et l’assistance est disponible. Une étude de l’Université de Gand montre que la chambre de traitement des toxicomanies est une réussite.

Dans environ 70% des cas, une trajectoire sociale est amorcée. Dans environ la moitié des cas, cette assistance a une issue positive et les conditions imposées par le tribunal sont respectées. Même chez les récidivistes le risque de replonger diminue lorsqu’ils suivent un programme de traitement de la toxicomanie, c’est vérifié à Gand dans 8 cas sur 10.

(…)Source / lire l’article : Judiciaire : spécialiser les juges pour faire face aux défis de la toxicomanie (RTBF, 22/06/2021)

 

 

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Un plan alcool qui ne décolle pas : y a-t-il un pilote dans l’avion? (Dr Th. Orban) (Medi-sphere.be)

Carte-blanche du Dr Thomas Orban. Généraliste et alcoologue. Président honoraire SSMG. 

La récente interpellation, à la chambre le 08 juin 2021, du Ministre Frank Vandenbroucke par les députés Sophie Rohonyi (DéFI) et Hervé Rigot (PS) concernant la problématique de la consommation et l’urgence d’avoir un plan alcool a rappelé que la Belgique se trouve toujours sans plan stratégique face à la réalité du mésusage d’alcool.

C’est une longue histoire que celle de ce plan qui ne parvient pas à décoller depuis 2008 déjà ! Les ministres successifs n’ont jamais réussi à mettre sur pied une stratégie efficace, solide et volontaire malgré l’urgence du problème du mésusage d’alcool. Le lobby alcoolier, efficacement relayé par l’openVLD qui s’est systématiquement opposé à l’adoption d’un document consensuel semble avoir gagné jusqu’à présent. Au prix et au mépris de milliers de morts…et sans qu’il semble y avoir un pilote dans l’avion !

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Lire la suite / source : Un plan alcool qui ne décolle pas : y a-t-il un pilote dans l’avion? (Dr Th. Orban) (medi-sphere.be, 20/06/2021)

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Usage de drogues chez les personnes âgées : une épidémie cachée ! (Addict’Aide)

Le rapport 2020 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) émanant des Nations Unies, publié fin mars 2021, comporte un chapitre consacré aux personnes âgées. C’est une première internationale que d’envisager les aînés comme priorité de santé publique en addictologie, même si certains pays peuvent apparaître pionniers par leurs initiatives (Québec, Suisse, Royaume-Uni…).

Dans son introduction générale, le président de cette instance (Cornelis P. de Joncheere), souligne que 2020 a été marquée par la pandémie de maladie à coronavirus, avec « une incidence disproportionnée sur le bien-être des personnes âgées, ce groupe de population est également touché par une épidémie cachée, liée à l’usage de drogues ».

Le rapport souligne que l’accroissement des durées de vie « s’accompagne d’une vulnérabilité accrue à la consommation des drogues et à la dépendance à la drogue », observant une augmentation du nombre des personnes âgées recevant un traitement pour des troubles liés à cet usage. Au regard de cela « L’OICS recommande de faire mieux connaître cette épidémie cachée et de faire en sorte que ce groupe de population souvent négligé, ait accès aux services nécessaires à sa santé et son bien être » (Nations Unies, 2021).

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Lire la suite de l’article / source : Usage de drogues chez les personnes âgées : une épidémie cachée ! (Addict’Aide, Les nouvelles scientifiques du village #42, mai 2021)

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Drugs in Brussels, sur fond de Covid (Question Santé)

Dans le cadre des Jeudis de l’Hémicycle du Parlement francophone bruxellois, la question des assuétudes a été débattue le 4 mars [2021], avec un focus sur l’évolution des dispositifs en Région bruxelloise dans le contexte de crise sanitaire. Lors de ce webinaire, étaient présents des représentants du ministre de la Santé Alain Maron, un chercheur d’Eurotox, des parlementaires et de nombreux acteurs de terrain, dont la FEDITO BXL, comme invitée de ce rendez-vous de démocratie participative.

C’est sur fond de centenaire et de non-anniversaire de la loi belge sur les drogues de 1921 que ce Jeudi de l’Hémicycle s’est ouvert. Alors que le Sénat s’apprête à entamer une vaste réflexion sur cette loi qui a eu 100 ans, le 24 février dernier, et qui entrave la mise en place de dispositifs novateurs en matière de drogues, les parlementaires bruxellois et le secteur des assuétudes se sont réunis pour faire le point sur la situation sur le terrain bruxellois, et ce particulièrement.

Lire la suite de l’article / source: Drugs in Brussels, sur fond de Covid (Question Santé, e-mag, mai 2021)

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« Je crois que les politiques ne se rendent pas compte d’une partie de la réalité »: les services sociaux traversent la crise sur un fil près de lâcher (La Libre / RTBF)

Ysaline Vranckx (26 ans) est assistante sociale à Babel qui fait partie de l’ASBL L’Équipe, réseau de psychiatrie sociale à Bruxelles. “Il y a des gens qu’on a perdus. Imaginez ce qu’on peut ressentir… Les travailleurs sociaux sont découragés, impuissants. Il y a aussi beaucoup de colère et de révolte », explique-t-elle.

« On est assez découragés et impuissants. Il y a aussi beaucoup de colère et de révolte chez les travailleurs psychosociaux, parce que, depuis un an, un pan entier de la population – les plus précarisés – est complètement occulté. Les politiques n’en parlent pas. Nulle part ! Notre public est négligé, mais nous aussi. » C’est un véritable appel de détresse que lance aujourd’hui Ysaline Vranckx, assistante sociale à Babel, un service de consultations et de permanences qui accompagne, à Bruxelles, des personnes avec des difficultés psychiques en lien avec la consommation de produits.

La jeune femme dresse une série de constats alarmants sur le travail social en temps de pandémie. S’il n’était déjà pas évident de décrocher l’accès aux droits sociaux (« le cœur de notre travail ») avant l’arrivée du Covid-19, la crise sanitaire a rendu les interventions encore plus lourdes, plus fastidieuses, plus chronophages. Sans garantie de résultat.

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Lire l’interview : « Je crois que les politiques ne se rendent pas compte d’une partie de la réalité »: les services sociaux traversent la crise sur un fil près de lâcher (La Libre, 22/04/2021)

Écouter également le témoignage d’Ysaline Vranckx dans Matin Première : L’accès aux droits sociaux est très compliqué pour les publics défavorisés : « C’est révoltant » (à partir de 3’24) (RTBF, 22/04/2021)

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Drogues : les salles de [consommation à moindre risque] françaises démontrent leur efficacité (RTBF / Belga)

Implantées en 2016 à titre expérimental après de vifs débats, ces deux « salles de [consommation à moindre risque] » permettent à des centaines d’usagers de drogues de s’injecter de l’héroïne et d’autres opiacés avec du matériel stérile, et dans une moindre mesure depuis fin 2019 de fumer du crack dans un environnement sécurisé. Cinq ans après leur création, les salles de consommation à moindre risque de Paris et Strasbourg démontrent leur efficacité, selon une étude publiée par l’Inserm.

Lire l’article / source : Drogues : les salles de shoot françaises démontrent leur efficacité (RTBF / Belga)

Accès à l’étude de l’INSERM : L’évaluation scientifique confirme l’intérêt des salles de consommation à moindre risque (SCMR)

Communiqué du Gouvernement français (Mildeca)

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Alcool: le confinement a fait des ravages (Le Soir)

Débordés de consultations, les experts de l’addiction à la boisson tirent la sonnette d’alarme : durant la pandémie, une partie de la population a perdu le contrôle de sa consommation. Un plan national alcool s’impose. (suite…)

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SUISSE – Légalisation du cannabis: première étape franchie au Parlement

La commission de la santé du Conseil national [hélvétique] se prononce en faveur d’une initiative qui demande la régularisation du marché du cannabis. Mais ce n’est pas pour tout de suite.

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«Le Conseil fédéral indique lui-même que l’actuelle interdiction du cannabis agit de manière insuffisante. La consommation ne diminue pas, le marché noir se développe, et il n’y a aucun contrôle de la qualité, ni a fortiori de protection des consommateurs», explique le Bernois dans son texte. «En régulant de manière détaillée le marché et en le contrôlant, au lieu d’interdire le cannabis, on crée des prescriptions cohérentes et plus conformes à la réalité sociétale», estime la majorité de la commission, qui se joint à son avis.

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Lire la suite / source : Légalisation du cannabis: première étape franchie au Parlement (20 minutes, 1/5/2021)

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Le Sénat va décortiquer la loi centenaire sur les drogues (Le Soir)

Le Sénat va passer au cours des prochains mois la loi belge sur les drogues à la moulinette. La chambre haute a adopté ce vendredi une demande d’établissement d’un rapport d’information sur la loi de 1921. Une loi brocardée par de nombreuses associations de terrain.

La demande d’un rapport sur le sujet était portée par les socialistes (PS et Vooruit), les écologistes d’Ecolo-Groen et le MR. Le texte a été adopté par 35 voix contre 16. L’Open VLD et le PTB ont aussi voté pour ; la N-VA, le Vlaams Belang et le CD&V ont voté contre ; le CDH s’est abstenu.

Le Sénat va donc prochainement entamer un vaste chantier de réflexion et de débat, avec l’audition d’experts, sur la loi qui a eu 100 ans le 24 février dernier. Signataire du texte, le sénateur Julien Uyttendaele s’en félicite : « Ce vote est une énorme victoire pour toutes ces associations qui tentent de sensibiliser le monde politique depuis bien des années. » Les collectifs #STOP1921 et SMART on Drugs ont effectivement initié une campagne pour réformer la loi à l’occasion de son anniversaire.

Le Sénat a acté vendredi la décision de dresser un rapport d’information sur la loi drogues de 1921. En matière de législation sur les stupéfiants, « le statu quo n’est plus tenable », plaide Julien Uyttendaele (PS).

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Lire la suite / source :  Le Sénat va décortiquer la loi centenaire sur les drogues (Le Soir, 23/04/2021)

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Le retour en grâce des psychédéliques pour soigner les troubles mentaux (Le Vif)

De nouvelles recherches montrent que les substances psychédéliques sont efficaces pour lutter contre les troubles mentaux. La Psychedelic Society Belgium, fraîchement créée, plaide pour que l’utilisation de ces substances soit retirée du Code pénal belge afin de les exploiter en accompagnement thérapeutique. Rencontre avec ses membres fondateurs.

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Créée à l’automne 2020, la Psychedelic Society Belgium regroupe une vingtaine de spécialistes, principalement dans le domaine de la santé (psychologues, psychiatres, thérapeutes, médecins…), mais aussi des juristes, des consultants en finances, des citoyens engagés … Ils ont comme volonté d’améliorer la compréhension des psychédéliques auprès du grand public ainsi que de soutenir la recherche à visée thérapeutique. Dans ce contexte, l’association entend faire sortir du Code pénal belge les substances psychédéliques prometteuses pour soigner les troubles mentaux.

Son président lance un pavé dans la marre: « Imaginez que nous découvrions aujourd’hui des médicaments capables de guérir des dépressions, des troubles de l’anxiété et des dépendances dans un laps de temps relativement court, et que ces médicaments s’avèrent sûrs sans effets secondaires indésirables notables. Imaginez que ces drogues existent depuis des années, parfois depuis des milliers d’années, mais qu’elles soient maintenant classées à tort comme des drogues dures illégales et ne puissent pas être utilisées en thérapie. Que dirions-nous aux nombreuses personnes qui en ont besoin ? ».

A l’heure actuelle, toutes ces substances sont en effet interdites à la consommation. Le cadre juridique et social, ancré dans la loi belge sur les drogues (elle vient d’avoir 100 ans), empêche l’utilisation de psychédéliques dans un contexte thérapeutique. L’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques suscite aussi un débat très tranché dans notre Royaume.

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Lire l’article / source : Le retour en grâce des psychédéliques pour soigner les troubles mentaux (Le Vif, 10/04/2021)

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En Suisse, les essais pilotes sur la remise contrôlée de cannabis pourront débuter dès le mois de mai

Berne, 31.03.2021 – Le Conseil fédéral Suisse a adopté, lors de sa séance du 31 mars 2021, l’ordonnance portant sur les essais pilotes de remise contrôlée de cannabis à des fins non médicales. Le texte précise les conditions strictes dans lesquelles les études pourront être menées. L’objectif de ces essais est de fournir une base scientifique solide aux futures décisions sur la réglementation du cannabis.

Lire la suite / source : En Suisse, les essais pilotes sur la remise contrôlée de cannabis pourront débuter dès le mois de mai (Conseil fédéral de la CH / Office fédéral de la santé publique )

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Cannabis users to be allowed to grow their own plants under proposed reform (Times of Malta, 30/03/2021)

Le gouvernement maltais propose de réguler le cannabis. Les utilisateurs de cannabis seront autorisés à cultiver leurs propres plantes chez eux et à transporter légalement jusqu’à 7 grammes pour leur usage personnel.

Lire la suite / source : Cannabis users to be allowed to grow their own plants under proposed reform (Times of Malta, 30/03/2021)

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