EMCDDA : un nouveau rapport montre une augmentation de l’usage récréatif de protoxyde d’azote en Europe

L’augmentation de l’offre et de l’usage récréatif de protoxyde d’azote (« gaz hilarant ») est au centre d’un nouveau rapport publié récemment par l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA). La publication L’usage récréatif de protoxyde d’azote : une préoccupation croissante pour l’Europe — met en évidence les risques et les dommages associés à ce produit, qui est désormais largement disponible, bon marché et populaire auprès de certains jeunes.

« La popularité croissante de protoxyde d’azote pourrait s’expliquer dans une certaine mesure par sa grande disponibilité, son faible prix, ses effets à court terme et la perception générale des consommateurs comme un produit psychoactif relativement sûr », indique le rapport.

Un autre facteur clé lié à l’utilisation accrue du gaz à des fins récréatives est la disponibilité généralisée de petites cartouches de 8 grammes d’oxyde nitreux (utilisées pour remplir des ballons à partir desquels le gaz est inhalé). Ces cartouches, couramment utilisées comme poudre propulsive aérosol pour fabriquer de la crème fouettée, sont peu coûteuses et faciles à acheter auprès de sources légales, telles que les magasins de proximité, les supermarchés et les fournisseurs en ligne.

Mais les fournisseurs ont également commencé à vendre des bouteilles de gaz plus grandes (15 kg), ciblant délibérément le marché des loisirs. Cela rend le gaz nettement moins cher et est considéré comme favorisant une consommation plus large, plus lourde et plus régulière. Dans certains domaines, les médias sociaux jouent un rôle important dans la publicité et la vente de ce produit psychoactif.

Le rapport note qu’« une chaîne d’approvisionnement rentable et en expansion s’est développée, avec des boutiques spécialisées sur internet qui font la promotion directe du gaz pour son usage récréatif ou qui le proposent sous couvert de son utilisation pour fabriquer de la crème fouettée ».

« Le nombre de personnes qui consomment de protoxyde d’azote ayant augmenté, tout comme le nombre d’intoxications », indique le rapport. Ces intoxications, bien que relativement faibles en nombre, tendent à être associées à une consommation plus lourde ou plus fréquente. Le rapport fait état d’une augmentation légère mais significative des signalements d’intoxications aux centres antipoison.

Néanmoins, le rapport souligne :« Il est important de reconnaître que la grande majorité des personnes ne consomment pas de protoxyde d’azote. Ceux qui consomment généralement de petites quantités ne le font que rarement ».

Consulter le rapport de l’EMCDDA

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