Carta Academica: la dépendance aux drogues est une maladie du cerveau, pas une déficience «morale» (Alban de Kerchove d’Exaerde dans Le Soir)

Le Soir publie une chronique du Professeur Alban de Kerchove d’Exaerde, neurobiologiste, Directeur de Recherche FNRS, ULB. Ce dernier propose notamment, pour affronter les fléaux engendrés par les drogues, d’investir massivement dans le champ de la prévention et d’envisager d’en légaliser la vente et la consommation sous certaines conditions.

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En termes de santé publique, plus de 15 millions de personnes souffrent de dépendances aux drogues en Europe pour un coût global annuel de plus de 65 milliards d’euros (2). Dans le monde, les conséquences directes et indirectes de la dépendance aux drogues constituent la cinquième cause de décès (11,8 millions de mort) soit plus que le cancer (3). On peut donc s’étonner que devant un problème de santé publique d’une telle importance avec des origines physiopathologiques clairement établies, la principale réponse des responsables politiques dans le monde soit la voie répressive et la fameuse guerre contre la drogue illicite. Pourtant, un rapport de l’ONU datant de 2016 (plus de 6 ans !) a clairement fait le constat d’échec de cette approche dont le coût annuel est de plus de 1.000 milliards de $ par an. Ce rapport prône plutôt des approches préventives et des réponses judiciaires proportionnées. Comment expliquer un tel aveuglement sachant par ailleurs que ces approches répressives n’empêchent en rien l’achat et la vente de drogues, permettant aux consommateurs de continuer à s’en procurer aisément tout en permettant aux narcotrafiquants de continuer à faire des profits de plus de 300 milliards de dollars par an ?

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Lire la chronique (en accès libre) / source : Carta Academica: la dépendance aux drogues est une maladie du cerveau, pas une déficience «morale» (Le Soir, 2/4/2022)

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