Coronavirus: Sciensano craint «l’empoisonnement» des toxicomanes (Le Soir)

Une population à risque. Très à risque. Les toxicomanes les plus désocialisés, vivant souvent à la rue ou dans des squats au cœur des grandes villes, sont frappés de plein fouet par la crise du coronavirus et ses conséquences.

En quoi les toxicomanes sont-ils des sujets à risque ? « C’est très simple », explique Dominique Delhauteur, coordinateur général de la fondation Tadam, qui gère la salle de consommation à moindre risque de Liège (SCMR). « Le covid-19 est une forme de pneumonie – en tout cas, c’est l’infection la plus grave et la plus courante chez les personnes atteintes. Les usagers de drogues sont tous immunodéprimés, souvent parce qu’ils sont atteints du virus du sida. Ils traînent tous des difficultés cardiaques, du diabète… Et de manière très courante, ils ont des problèmes pulmonaires, surtout lorsqu’ils sont inhalateurs de produits. »

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La Fondation Tadam révèle un autre risque pour les usagers de drogues : l’empoisonnement. Un empoisonnement par des dealers qui, confrontés à la difficulté de s’approvisionner, pourraient être tentés de couper l’héroïne et la cocaïne avec des produits mortels.

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Lire l’article / source : Coronavirus: Sciensano craint «l’empoisonnement» des toxicomanes (Le Soir, 8/4/2020)

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