Répression des drogues: peine perdue – Alter Echos #465

Alter Échos n° 465  (juillet 2018) consacre un important dossier sur la politique drogues en Belgique.

«Elle est vieille ta femme, elle est trop vieille pour toi», chantait Mano Solo s’adressant à un «junkie» dans l’attente fébrile de son dealer et de sa dose*. Elle est vieille, aussi, la loi belge qui pénalise la détention, la vente, la fabrication et l’importation de stupéfiants en Belgique. Trop vieille? Si elle a subi quelques modifications au cours du temps, la loi presque centenaire suscite la critique pour son anachronisme. Tandis que certains partis politiques prônent depuis peu la légalisation encadrée du cannabis, dans la police et le secteur judiciaire, des voix timides ou plus audacieuses s’élèvent contre le principe de pénalisation. De leur côté, les adeptes de la répression persistent dans leur approche. La détention du cannabis est au cœur du débat (lire: «Marie-Jeanne au cœur de la mêlée»).

La prohibition montre pourtant ses limites. La police s’efforce en vain de venir à bout de la criminalité liée aux drogues, tout en continuant à interpeller vigoureusement les consommateurs en rue (lire: «Police: chasse aux dealers ou aux consommateurs?»). Une fois pris dans la toile de la justice pénale, les usagers de drogues qui cumulent petits ou gros délits peinent à s’en extraire (lire: «Justice: La peine perdue?»). Et de l’interpellation à la prison, ce sont les publics les plus fragiles qui font les frais de cette mise hors la loi (lire: «Pénalisation: précarité sous contrôle?»).

En savoir plus

Un dossier réalisé avec le soutien du Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles.

* La Marmaille nue, 1993.

 

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