DAWA, une nouvelle plateforme wallonne de services travaillant la question des usages de drogues

Sept services assuétudes se fédèrent en une nouvelle plateforme toxicomanie en Wallonie.

Le Centre d’Action Laïque de la province de Luxembourg, Eurotox, Infor-Drogues, Modus Vivendi, Prospective Jeunesse, le réseau ALTO et le service de prévention de la Ville de Mons se sont réunis pour créer une plateforme active en Wallonie : la DAWA, Drogues Action Wallonie, constituée en ASBL.

Leur ambition est de défendre une approche globale, transversale et progressiste en matière de prévention des assuétudes et de Réduction des Risques.

Il s’agit d’œuvrer à la déstigmatisation des usagers de drogues, de travailler sur les représentations des professionnels et du grand public et de faire évoluer les politiques publiques relatives aux usagers et aux usages de drogues.

Ces associations, actives en promotion de la santé depuis de nombreuses années, veulent créer un espace de réflexion, d’échange et d’action commune afin de développer des projets d’information, de formation, de soins et d’accompagnement. La DAWA veut ainsi nourrir les politiques des différents secteurs au niveau local, régional, fédéral et international.

La plateforme mettra en avant les valeurs d’égalité, d’autodétermination, de solidarité et de liberté, y compris celle de disposer de son corps.

La DAWA s’inscrit d’ores et déjà dans la campagne belge STOP1921 (qui vise à réformer la loi sur les stupéfiants de 1921) et soutient la campagne mondiale Support. Don’t punish. Ces campagnes visent toutes les deux à promouvoir des politiques en matière de drogues qui respectent les droits humains et protègent la santé publique, loin de la criminalisation des usages et des usagers !

Toute association, tout citoyen qui le souhaite peut devenir membre de la DAWA.

Contact

DAWA asbl
Rue de l’Ancienne Gare, 2
6800 Libramont
061/22 50 60
dawasbl@gmail.com

Pour rejoindre la plateforme, les membres doivent adhérer aux principes fondateurs de l’ASBL, à savoir :

  • Adhérer à la Charte de la réduction des risques (1) telle qu’approuvée par le collège des partenaires de Modus Vivendi et en être signataire ;
  • Adhérer aux principes de la promotion de la santé tels que repris dans la Charte d’Ottawa, complétée par les déclarations de Jakarta et Shangaï (2) ;
  • Reconnaître la place de l’usager de drogue dans toute approche ou programme le concernant et favoriser sa participation active ;
  • Inscrire l’usage de drogues dans une approche globale visant le bien-être et l’inclusion des usagers dans la société dans les domaines de la santé, du logement, du travail, de l’éducation, de la culture… ;
  • Envisager la question des drogues et l’action de manière intersectorielle, c’est-à-dire en articulation avec d’autres secteurs ;
  • Travailler de manière participative avec l’ensemble des acteurs concernés par les usages de drogues.

(1) La réduction des risques est une stratégie de santé publique qui vise à prévenir les dommages liés à l’utilisation de «drogues». Elle concerne tous les usages, qu’ils soient expérimentaux, récréatifs, ponctuels, abusifs ou inscrits dans une dépendance. La réduction des risques peut également s’adresser aux personnes qui s’apprêtent à consommer une drogue pour la première fois. La RdR se distingue de la prévention de l’usage et des traitements, dont elle se veut complémentaire. Elle a pour objet de réduire les risques et de prévenir les dommages que l’usage de drogues peut occasionner chez les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas s’abstenir d’en consommer. Lire la Charte de la Réduction des Risques
(2) Charte d’Ottawa ; Déclaration de Shanghai sur la promotion de la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Neuvième conférence mondiale sur la promotion de la santé. Shangai, 21-24 novembre 2016

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