Accises sur les boissons et le tabac: l’État et le commerce transfrontalier encaissent (Le Soir Plus)

(…) Les accises sont effectivement le meilleur moyen d’influer sur ce type de consommation et d’avoir un effet positif sur la santé publique », confirme Vincent Lorant, chercheur au sein de l’Institut santé et société et professeur en politiques de santé à l’UCL. Qui ajoute que « les problématiques liées à l’alcool ou à la cigarette ne doivent pas être envisagées de manière individuelle mais collective ». (…)

« Sauf qu’en Belgique, on parle bien d’une politique fiscale et pas d’une politique de santé à ce niveau ». Le hic est donc là : ailleurs, souvent, le produit de ce type de taxes (rappelons que l’accise sur les boissons sucrées s’appelle « taxe santé »…) profite directement aux caisses de la prévention en matière de santé publique. « Chez nous, la motivation est d’abord budgétaire. Quant au produit, on ne sait pas à quoi il est affecté. Ceci est peut-être la conséquence du fait que les accises sont des recettes fédérales et la prévention, une matière communautaire », poursuit le spécialiste. Bref l’efficacité ne serait pas totale – « surtout pour la taxe visant les sodas qui sont en grande partie responsables des problèmes croissants d’obésité » et loin d’être optimale. Dommage. (…)

Source : Accises sur les boissons et le tabac: l’État et le commerce transfrontalier encaissent (Le Soir Plus)

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