Cannabis: L’herbe très verte des jardins voisins (La Libre – Entreprise)

La répression du trafic et de la consommation du cannabis coûte cher. Sa légalisation bien encadrée aurait une série d’avantages reconnus.

Aux Etats-Unis, le marché du cannabis et de ses dérivés, plus ou moins psychotropes, qu’il soit médicinal ou récréatif, est devenu une cible pour les financiers. Le phénomène de dépénalisation, de légalisation et d’encadrement de la production, distribution et consommation, a révélé l’ampleur d’un marché dont le potentiel de croissance affole même les gestionnaires de start-up Internet.

C’est que la légalisation de ces produits dans une bonne partie des Etats américains a permis de visualiser une partie de l’iceberg manœuvré jusque-là par les réseaux maffieux. Et, du point de vue du législateur américain, suivi de près par son alter ego canadien qui étudie la question, il n’y a là que bénéfices. « La mise en place du réseau officiel de production et distribution a été de pair avec une redistribution du produit de la taxation de ces activités au profit de la prévention de la consommation de drogues chez les jeunes, de l’encadrement sanitaire des consommateurs, de l’éducation », nous explique David Duclos, spécialiste du marketing chez Sensi Seeds, la plus grosse entreprise active dans le secteur du cannabis aux Pays-Bas. « Il ne s’agit pas en effet d’encourager la consommation de drogues, mais bien d’encadrer officiellement ce qui se passe dans la réalité de tous les jours. On a vu au fil de l’histoire que la prohibition n’a jamais fonctionné, et qu’elle a contribué à la prospérité d’entreprises illégales. »

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