Impliquer les étudiants dans une démarche de Réduction des Risques liés à l’usage d’alcool ? Pari gagné !

Depuis trois ans, un projet de Réduction des Risques liés à la (sur)consommation d’alcool en milieu étudiant est mis en place par l’asbl Modus Vivendi sous forme de projets concertés et participatifs impliquant les organisations étudiantes et des universités bruxelloises.

Modus Vivendi a tenu  ce mercredi 14 septembre,  en présence de la ministre Cécile Jodogne et des autorités académiques de Saint-Louis et de l’ULB, une conférence de presse afin de présenter les résultats des trois premières années de son projet.

En ouverture de la journée, la ministre Cécile Jodogne, chargée de la politique de la santé pour la COCOF, a souligné l’importance d’une politique concertée et intégrée avec les différents niveaux de pouvoir, afin de mieux travailler sur la réduction de l’offre et de la demande (notamment au niveau de la publicité, du marketing et du prix, …). Cela permettrait aux campagnes d’information, de prévention, et de réduction des risques, d’avoir plus d’impact, dans un contexte sociétal où la consommation d’alcool est relativement présente et valorisée, aussi bien en milieu étudiant qu’en général.

En 2013, la COCOF a confié à Modus Vivendi la mission de développer un « projet de Réduction des Risques liés à la surconsommation d’alcool en milieu étudiant bruxellois ». Ce projet a pour objectif l’automatisation des réflexes santé et donc à terme, une diminution des prises de risques et des accidents dans le milieu étudiant.

couverture-consommation-dalcool-en-milieu-etudiantEn préalable, afin de mettre en place des actions de adaptées, des entretiens et une enquête quantitative auprès de 3.000 étudiants bruxellois ont permis de récolter des informations sur les pratiques festives : influence de facteurs (sexe, âge, baptême étudiant,…), fréquence du binge drinking, risques pris, etc.

Eurotox asbl a présenté les résultats de cette enquête.

On y apprend notamment que plus d’un tiers des étudiants ont une consommation excessive d’alcool, au regard des limites hebdomadaires conseillées par l’OMS. 15% d’entre eux ont pratiqué le binge drinking au moins à deux reprises chaque semaine de l’année académique et 15% ont été ivres au moins deux fois par semaine. 9% des étudiants ont une forte consommation, c’est-à-dire un cumul d’une surconsommation hebdomadaire, d’ivresses et de binge drinking multi-hebdomadaire.

Les étudiants qui ont répondu à l’enquête reconnaissent par ailleurs boire davantage durant l’année académique que durant les vacances.

Du coté des étudiants qui ont une forte consommation, 41% considèrent que leur consommation est dans la norme lorsqu’on leur demande de la situer par rapport  à celle des autres étudiants.

On retrouvera ces données, contextualisées, dans la brochure : Consommation d’alcool en milieu étudiant bruxellois : un projet de Réduction des Risques

couverture-guide-pratiqueModus Vivendi a également rappelé les qualités fondamentales d’un projet de RdR : méthode participative, prévention par les pairs, action globale et non moralisatrice. Il est en effet plus efficace d’informer objectivement, de susciter le questionnement, de créer un environnement favorable, que dénoncer tel ou tel comportement.

On retrouvera ces informations dans le Guide pratique pour aider à l’implantation d’un projet de Réduction des Risques liés à l’usage d’alcool en milieu étudiant.

Exemple de supports des campagnes développées à l’ULB (campagne « Ça m’saoule ») et à l’Université Saint-Louis (campagne « Drink different », autour de la mascotte Bernie) :

Revue de presse

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