Consommation et acquisition de cannabis au Canada: progrès réalisés en vue de réduire au minimum les méfaits et d’établir une chaîne d’approvisionnement sécuritaire

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Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances vient de publier une synthèse en français du rapport technique How People Living in Canada Consume and Acquire Cannabis, 2017-2020: Assessing Progress in Minimizing Harms and Establishing a Safe Supply Chain.

Ce rapport synthétise les données sur l’évolution des habitudes et des attitudes concernant la consommation de cannabis (p. ex. taux et modes préférés de consommation, consommation concomitante d’alcool et de cannabis) depuis la légalisation et sur la façon dont le cannabis se consomme actuellement au Canada. Les voies employées pour se procurer du cannabis ont aussi changé. Les renseignements présentés dans le rapport sur les croyances entourant la consommation pourraient contribuer aux initiatives de prévention et aux messages de sensibilisation.

Principaux constats

  • Selon des données préliminaires, des progrès ont été réalisés par rapport à deux buts de la Loi sur le cannabis, soit réduire au minimum les méfaits et établir une chaîne d’approvisionnement sécuritaire et responsable.
  • À mesure que s’élargit l’éventail de produits réglementés disponibles, l’usage de cannabis par inhalation, plus risquée, est délaissé au profit de l’ingestion.
  • Les données indiquent que, même si les attitudes sont légèrement moins opposées à la consommation concomitante d’alcool et de cannabis qu’avant la légalisation, les comportements ne reflètent pas ce changement, puisque cette consommation n’a pas augmenté pendant les années d’enquête.
  • Le nombre de personnes qui se procurent du cannabis auprès de voies légales augmente considérablement année après année. En 2017, la voie d’acquisition la plus courante était le revendeur privé; en 2020, c’étaient les dispensaires physiques légaux et les dispensaires en ligne légaux.
  • Ceux et celles qui continuent à passer par des voies illégales pour acheter du cannabis étaient plus susceptibles d’être des hommes, moins susceptibles d’être diplômés d’un cégep ou d’une université, consommaient du cannabis plus fréquemment et étaient fortement d’accord que le cannabis illégal est moins cher et de meilleure qualité et qu’il ne devrait pas être réglementé par le gouvernement.
  • Dans l’ensemble, le rapport montre un changement dans les habitudes de consommation et les attitudes avant et après la légalisation. Les données recueillies fournissent des renseignements utiles sur les croyances entourant la consommation et l’acquisition de cannabis et pourraient contribuer aux initiatives de prévention et aux messages de sensibilisation.

Lire la synthèse (en français)

[via Lettre d’info du Centre Québécois de Documentation en Toxicomanie (CQDT)]
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