Consensus d’experts sur les alternatives à la cigarette

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Une étude Delphi réalisée en collaboration entre Unisanté et l’hôpital de la Pitié Salpêtrière et publiée dans le BMJ conclut d’une nécessité de différencier la régulation des différents produits de consommation de la nicotine. Elle demande de réguler moins fortement les produits du vapotage, mais de renforcer et d’étendre aux produits du tabac chauffé la réglementation de la cigarette.

L’étude publiée dans le BMJ

Les vaporettes devraient être régulées, mais avec une réglementation différente, moins strictes, que celle des produits de tabac chauffé, développés en particulier par les géants du tabac. Les expert·e·s recommandent que l’utilisation des vaporettes et des produits de tabac chauffé ne soit pas autorisée dans les lieux publics fermés et fassent l’objet d’une taxation. Les taxes sur les produits de tabac chauffé ne devraient pas être inférieures à celles des cigarettes conventionnelles, contrairement à celles sur les produits du vapotage, qui devraient être plus faibles.

L’étude recommande ainsi une réglementation différenciée pour les vaporettes, mais une réglementation des produits de tabac chauffé analogue à celle des cigarettes conventionnelles, dans une perspective que l’on peut rapprocher de la réduction des risques. Selon cette logique, les fumeuses et les fumeurs doivent être incités à passer de la cigarette électronique au vapotage, mais pas au tabac chauffé. Ces résultats peuvent être utiles aux autorités sanitaires et politiques, notamment en Suisse dans le cadre des débats parlementaires actuels relatifs à la loi sur les produits du tabac (LPTab), en particulier dans le cadre des débats à venir relatifs à la révision de la loi sur l’imposition du tabac.

via la lettre d’information du RESPADD (octobre 2021)

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