S’affranchir grâce aux pratiques participatives (Bruxelles Laïque Échos)

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Les pratiques axées sur la participation des personnes concernées se révèlent pleine de ressources. La diversité des formes qu’elles revêtent et leur pertinence dans le cadre de l’aide et du soin en font une source d’inspiration rafraîchissante. Pour les publics comme pour les professionnels, s’impliquer dans ces initiatives contribue au développement de leur pouvoir d’agir.

Depuis 20 ans, le Réseau Nomade questionne la place occupée par les publics au sein du secteur social-santé. Il œuvre à la promotion des pratiques qui sont liées à leur participation. Définir cette dernière est toujours un défi tant elle revêt de multiples formes et dans divers secteurs : auto-support, groupe d’entraide, espace de paroles, association de patients, projet créatif auto-géré… Toutes ces initiatives, souvent conçues par et pour les personnes concernées, trouvent leur place dans différents domaines tels que la santé, la santé mentale, les assuétudes, la précarité ou encore le travail du sexe. La participation des pairs est transversale à l’ensemble des secteurs de l’aide et du soin. Afin de mieux la saisir, le mieux est de revenir sur les dénominateurs communs aux pratiques qu’elle regroupe.

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L’asbl DUNE, qui s’adresse à un public d’usagers de drogues précarisés, propose, elle aussi, des espaces où les bénéficiaires peuvent s’exprimer en toute autonomie, comme par exemple le projet CLIP Radio. Depuis octobre 2018, la principale activité des bénéficiaires est la réalisation d’une émission mensuelle en direct sur les ondes de Radio Panik. L’émission est conçue de A à Z par les participants (animation, interviews, rédaction de la conduite, prise de son, montage…), avec le soutien formateur de l’équipe de Radio Panik. Ils y abordent les thèmes et problématiques auxquels ils sont confrontés quotidiennement : vie en rue, accès au logement, santé mentale, consommation, répression, culture en squat… Des réalités singulières qu’il n’est pas évident d’appréhender avec le “nez dans le guidon”. C’est tout l’intérêt de cette émission : apporter une prise de recul, permettre un pas de côté pour questionner ce qui peut perdre son sens quand on est plongé dans une routine quotidienne éreintante. Via les invités interviewés chaque mois, ce sont les coulisses du secteur social-santé bruxellois qui s’ouvrent à eux.

L’implication dans ce projet radio permet de créer du lien, de se retrouver entre pairs et de partager ses expériences, mais aussi de les confronter avec le monde extérieur, notamment via les collaborations avec d’autres organisations. Elle permet également de prendre part à la vie de DUNE, à la poursuite de ses objectifs, à la diffusion de son message, mais aussi, plus pragmatiquement, de développer (ou renforcer selon les cas) des compétences en lien avec la création et la diffusion radiophonique.

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Le Réseau Nomade regroupe 16 organisations bruxelloises : Alias, L’Autre « lieu », Bruss’Help, Bruxelles-Laïque, Diogenes, En Route, Espace P, FEANTSA, le Forum – Bruxelles contre les inégalités, le Funambule, Modus Vivendi, Periferia, Radio Panik, Réseau Hépatite C et UTSOPI. L’asbl DUNE en est le promoteur.

Lire l’article / source : S’affranchir grâce aux pratiques participatives (Bruxelles Laïque Échos, juin 2021)

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